| Résumé de cours | |
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Vous trouverez ici le résumé du cours de Banque Finance. |
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Résumé du cours « Banque et Finance » Découvrir le rôle et l’importance prise aujourd’hui par la sphère financière dans l’économie…. Tel est l’objectif de cours. Pour atteindre cet objectif, il nous semble nécessaire au préalable de préciser les contours de cette sphère puis d’en présenter une vue d’ensemble. I- En privilégiant une approche en termes de marché, il est possible de rendre compte de l’économie entière en faisant appel à quatre grands marchés : le marché des biens et services, le marché du travail, le marché de la monnaie ou marché des encaisses monétaires et puis le marché des titres ; ce dernier marché n’est autre que cette sphère financière que nous nous proposons d’étudier. Soit totalement négligé, soit confondu et assimilé au marché de la monnaie, le marché des titres est sorti de l’ombre avec la « globalisation financière » : un mouvement parti des Etats unis dans les années 70 et qui a gagné de proche en proche tous les pays occidentaux pour atteindre dans les années 90 les pays dits « émergents », il a conduit à la formation de marchés financiers fonctionnant à l’échelle de la planète. Sorti de l’ombre il fallait encore que le marché des titres soit clairement dissocié du marché des encaisses monétaires notamment pour comprendre et rendre compte de l’ensemble des interactions entre le secteur monétaire et le secteur réel de l’économie : en effet l’épargne négociée sur le marché des titres ne peut être assimilée aux encaisses monétaires véhiculées sur le marché de la monnaie, son prix –le taux d’intérêt- ne peut être confondu avec le pouvoir d’achat de la monnaie. Mais, distincts, le marché des titres et le marché de la monnaie n’en sont pas moins étroitement liés : c’est en effet au cœur du système financier que, comme nous le verrons, a lieu la production de monnaie dans nos systèmes monétaires. II- Le marché des titres véhicule l’épargne, plus exactement celle-ci est transférée des individus ou agents qui présentent des excédents de ressources et demandent des titres vers les agents qui eux offrent des titres, manquant de ressources présentes. Il est devenu habituel d’opposer deux types de rencontre entre ces agents : La rencontre est indirecte lorsque des intermédiaires s’interposent entre les épargnants et les agents à la recherche de ressources supplémentaires. On évoque alors un financement indirect de l’économie. La rencontre devient directe lorsque les épargnants acquièrent directement les titres émis par les demandeurs de fonds ; on évoque cette fois un financement direct de l’économie encore appelé financement par les marchés. Cette distinction va constituer le fondement du plan de ce cours, il nous appartiendra toutefois de montrer que loin de s’opposer ces deux types de financement sont complémentaires et évoluent de concert. Chapitre I : Les institutions bancaires et financières Le rôle rempli dans l’économie par le système financier est fondamental : non seulement il assure aux épargnants une meilleure répartition inter temporelle de leurs ressources mais en outre lui permet une allocation optimale de cette épargne en la canalisant vers les emplois les plus créateurs de richesses. Dans le processus de financement indirect de l’économie étudié dans ce chapitre des intermédiaires s’interposent entre les épargnants et les emprunteurs ou demandeurs de fonds : ils émettent des titres au profit des épargnants en contrepartie de l’épargne collectée et par ailleurs eux même acquièrent des titres émis par les demandeurs de « fonds » ; Pourquoi cette présence d’intermédiaires ? Quelle est leur activité ? Leur organisation ? C’est à toutes ces questions que nous voudrions répondre. Section I : Activité et gestion des institutions financières L’introduction et le développement dans les années 70 de l’Economie de l’information a permis de mieux cerner la présence des intermédiaires financiers, de mieux comprendre leur fonction financière, une fonction qui remonte à la nuit des temps et à laquelle est venue s’ajouter plus tard dans l’histoire, pour certains d’entre eux, une fonction monétaire. §1- Les fonctions des intermédiaires financiers Collecte des dépôts-octroi de crédits : cette fonction financière des institutions bancaires et financières est due à l’importance des coûts d’information et de transaction qui accompagnent les échanges de titres ; cette fonction ne peut être confondue avec l’activité monétaire qu’exercent en outre certains de ces intermédiaires –les banques- même si fonction monétaire et fonction financière sont indissociable s dans les bilans bancaires. A- La fonction financière L’asymétrie d’information est forte sur les marchés financiers : un emprunteur pourra assurer dire la vérité, comment le préteur pourra-t-il appréhender son honnêteté, identifier la qualité de son projet d’investissement, par ailleurs les coûts de transaction peuvent être élevés. Spécialistes en information, les intermédiaires financiers permettent de réduire les risques d’anti- sélection et d’aléa moral , de plus ils sont en mesure de réaliser des économies d‘échelle lors de leur collecte de dépôts et leur octroi de crédits. Cette activité financière a conduit certains d’entre eux à exercer une seconde fonction : une fonction monétaire. B- La fonction monétaire Une reconstitution historique simplifiée permet d’expliquer comment se sont mis en place nos systèmes bancaires hiérarchisés, comment les pouvoirs publics ont progressivement capté à leur profit le pouvoir monétaire pour ensuite éliminer toute restriction à ce pouvoir. Aujourd’hui la banque centrale émet une « monnaie de base », « multipliée » par les établissements bancaires lors de l’octroi de crédits; par la monnaie électronique, les banques ne vont-elles pas retrouver la liberté de création monétaire ? §2- L’activité et la gestion des institutions financières et bancaires Une fois identifiée la nature des services rendus par les organismes financiers, il nous faut rendre comte de leurs activités qui transparaît dans leur bilan et montrer comment à travers la gestion de ce bilan elles parviennent à la maximisation de leur profit. A- Présentation des bilans bancaires Opérations de trésorerie, opérations avec la clientèle, opérations sur titres…. Telles sont les trois grandes catégories d’opérations qui apparaissent à l’actif et au passif des bilans bancaires. Pour avoir une vision complète de l’activité bancaire il faut également tenir compte des engagements hors bilan dont l’importance n’a cessé de croître avec l’essor des marchés financiers. B- Gestion du bilan et maximisation du profit Comme toute autre entreprise, une banque est à la recherche du profit le plus élevé dans la gestion de son bilan, ce faisant elle est soumise à une double contrainte une contrainte de rentabilité mais aussi une contrainte de liquidité. Section II- L’industrie bancaire en France : Histoire et perspectives La structure des bilans bancaires a été profondément modifiée par les mutations du système financier français survenu au cours de ces vingt-cinq dernières années. On évoque à leur propos une libéralisation, une déréglementation de l’industrie bancaire et financière française, cette évolution était indispensable pour la mise en place d’une nouvelle zone monétaire le 1°janvier 1999. §1- Les années 45 : La mise sous tutelle du système bancaire Après des expériences douloureuses, le système bancaire français s’est mis progressivement en place au cours du XIX ème siècle, mais il sera violemment secoué par la crise de 1929. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, les technocrates alors au pouvoir estiment qu’il appartient à l’Etat d’assurer la reconstruction de l’économie française et donc confient au trésor public son financement. Ce dernier doit s’appuyer sur des organismes financiers spécialisés qui lui sont étroitement liés –les correspondants financiers- et sur les banques à statut mutualiste et coopératif ; les banques à statut général ne vont avoir qu’un rôle d’appoint, elles passent en outre sous la tutelle étroite de l’Etat. Le système bancaire est non seulement étatisé, il est encore cloisonné ; A- Un système cloisonné Trois réseaux d’intermédiaires financiers coexistent : le circuit du Trésor et de ses correspondants, le circuit des banques mutualistes qui jouissent d’un certain nombre de privilèges contreparties du financement qu’elles accordent aux secteurs de l’économie jugés prioritaires, le secteur des banques à statut général lui-même cloisonné par la spécialisation instaurée par la loi du 2 décembre 1945. B- Un système étatisé La loi de 1945 prévoit en outre la nationalisation des plus grandes banques de dépôts, la mise en place d’autorités de tutelle ; une réglementation étroite de la structure des bilans bancaires, des taux d’intérêts débiteurs et créditeurs est progressivement mise en place ; Le contrôle de la création monétaire, quand il aura lieu, sera le fait de l’encadrement des crédits, une procédure administrative excessivement rigide. Etatise, cloisonné, le secteur bancaire est dans l’incapacité de prendre le relais du Trésor public une fois terminée la reconstruction des secteurs de base ; des assouplissements sont apportés au cours des années 60 mais la libéralisation du secteur bancaire ne débutera véritablement que dans les années quatre-vingt. §2- Les années 80 : La libéralisation du système bancaire Pour que le système bancaire français soit en mesure de participer à l’espace européen des services financiers, pour qu’il lui soit possible de faire face à la concurrence nouvelle des marchés financiers en plein essor, il convient de faire évoluer le cadre législatif… . Ce sera l’objet de la loi de juillet 1984, complétée par la loi de modernisation bancaire de 1996 puis celle sur la sécurité financière de 2003 ainsi que celui des différentes lois de privatisation. A- Evolution du cadre législatif Déspécialisation bancaire, mise en place de nouvelles autorités de contrôle communes à tous les organismes financiers, suppression de l’encadrement des crédits, déréglementation des taux d’intérêt, remise en cause de certains privilèges du secteur coopératif, privatisations…. Telles sont les principales dispositions prises pour libérer l’industrie bancaire et financière française. B- Diversification de l’activité bancaire et restructuration des institutions bancaires Le développement des marchés financiers ayant fait perdre aux établissements bancaires une partie de leur activité traditionnelle (collecte des dépôts et octroi de crédits), ceux-ci vont pouvoir réagir notamment en diminuant les coûts d’intermédiation, par ailleurs ils vont aller eux-mêmes sur les marchés à la fois pour lever des fonds et émettre des titres et pour acheter des titres, enfin ils vont développer toute une nouvelle gamme de services liés au fonctionnement des marchés financiers. On parle désormais de marchéisation, mobiliérisation, titrisation. Les nouveaux espaces financiers mis en place appellent de nouvelles structures bancaires : concentration, fusions provoquent une diminution importante du nombre d’établissements bancaires. Le secteur coopératif et mutualiste, tirant bénéfice de son statut, de ses privilèges antérieurs apparaît comme le grand bénéficiaire de ces mouvements. §3- Les années 2000 : L’union monétaire européenne Il nous faut à présent rendre compte des conséquences sur l’organisation de l’industrie bancaire de la mise en circulation de l’euro le 1° janvier 1999. La banque de France a perdu le contrôle de la création monétaire des organismes bancaires au profit de la Banque Centrale Européenne, une nouvelle pyramide bancaire a été mise en place, les instruments de la politique monétaire ont évolué mais les possibilités de laxisme monétaire sont restées intactes. Chapître II- Les marchés financiers Tournons-nous à présent vers l’autre modalité de financement de l’économie, vers les marchés sur lesquels les épargnants rencontrent directement les agents ayant des opportunités d’investissements et leur achètent leurs titres. Nous l’avons dit, c’est une forme de financement en plein essor, essor imputable à tout un ensemble de facteurs : apparition des euromarchés, introduction des nouvelles technologies de l’information mais aussi faillite des systèmes de retraite publiques et nécessité de développer une épargne longue, endettement explosif de certains Etats. Parti des Etats unis où il a été initié par le secteur privé, ce mouvement s’est propagé aux pays européens dans les années 8O, pour gagner les pays émergents dans les années 9O. En France ce sont les pouvoirs publics qui se sont chargés de procéder à la modernisation des marchés financiers ; Voulant rendre compte de cette évolution tout en présentant l’organisation et le fonctionnement de ces marchés nous distinguerons successivement le marché monétaire le marché des valeurs mobilières et les marché des produits dérivés. Section I- Le marché monétaire Qu’est-ce qu’il était ? Qu’est-ce qu’il est devenu ? Marché étroit, marché de spécialistes, il va être ouvert en 1986 à tous les agents économiques ou plus exactement un nouveau compartiment est créé : le marché des titres de créances négociables qui fonctionne à côté du marché interbancaire. §1- Le marché interbancaire C’est là que les établissements bancaires viennent équilibrer leur trésorerie, c’est là que la banque de France intervient conformément aux directives de la Banque Centrale Européenne. L’évolution sur ce marché du taux d’intérêt à court terme dépend dés lors des facteurs de la liquidité bancaire et des achats et ventes de titres par la banque centrale. §2- le marché des titres de créance négociables C’est un marché crée de toute pièce par les pouvoirs publics en I986, il s’agissait de mettre en place en France un marché des capitaux à court terme à l’instar de ceux fonctionnant dans les pays anglo-saxons ; de nouvelles catégories de titre ont été introduites (certificats de dépôts, billets de trésorerie, bons à moyen terme), la sécurité et la transparence de ce marché sont assurés par des autorités de contrôle ainsi que par des agences de notation. Si La création de ce marché a eu des conséquences importantes pour la conduite de la politique monétaire,, s’il a permis une diminution des coûts d’intermédiation en renforçant la concurrence entre tous les intermédiaires financiers, il a surtout offert de nouvelles sources de financement aux pouvoirs publics dont l’endettement devient explosif : plus de la moitié des titres émis sur ce marché sont en effet des titres publics. Section II- Le marché des valeurs mobilières Il s’agit du marché des capitaux à moyen et long terme ; son rôle est essentiel dans une économie de marché en raison des multiples fonctions qu’il remplit : Il permet la mobilisation de l’épargne, assure sa liquidité, fournit une masse d’information considérable, facilite les restructurations de capital, enfin il régularise le marché des managers. Comment remplit-il son rôle en France ? Modernisé, réorganisé dans les années 80, il a subi une profonde évolution dont il nous faut rendre compte. §1- La Réorganisation du marché des valeurs mobilières Si l’essor des marchés financiers dans les pays anglo-saxons est largement dû à l’initiative privée, en France il a été initié par les pouvoirs publics qui ont mis en place toute une série de réformes pour attirer les épargnants et stimuler la demande de titres, inciter les entreprises à venir s’y financer, faciliter la rencontre de l’offre et de la demande. A- Les produits financiers A côté des produits traditionnels, actions et obligations, toute une série de produits hybrides ont été introduits, combinant les caractéristiques de celles-ci. B- Les intervenants C- Les compartiments La cote officielle et le marché hors-cote ont laissé leur place progressivement à quatre nouveaux compartiments : Le premier marché, le second marché, le nouveau marché et le marché libre, chacun ayant des conditions d’accès spécifiques à l’exception du marché libre. §2- Le fonctionnement du marché des valeurs mobilières Pour rendre compte du fonctionnement du marché des valeurs mobilières, il apparaît nécessaire de dissocier le marché primaire où ont lieu les émissions de titres du marché secondaire, la bourse, où ont lieu les échanges de titres. Etroitement liés, ces deux marchés ont néanmoins une fonction spécifique : Si le marché primaire permet la mobilisation de l’épargne et assure le financement de l’économie, du second dépend la liquidité des titres, c’est là que se détermine le cours des actions et des obligations. A- Détermination et évolution du cours des obligations Le marché obligataire assure la détermination des taux d’intérêt à moyen et long terme. De quels facteurs dépendent leur évolution ? Pour être en mesure de répondre à cette question , après avoir précisé les différentes notions de taux d’intérêt,nous utiliserons une analyse en termes d’offre et de demande d’obligations. Les taux d’intérêt étant reliés négativement au prix des obligations, expliquer celui-ci équivaut à expliquer les taux d’intérêt. B- Détermination et évolution du prix des actions L’analyse du fonctionnement d’un marché des enchères est très instructive pour comprendre la détermination et l’évolution du cours des actions ; elle mets en évidence l’importance de l’information détenue par les différents acteurs, l’importance de leurs anticipations sur la formation des cours. Il convient dés lors de s’interroger sur la formation des anticipations et notamment de présenter la théorie des anticipations rationnelles qui, appliquée aux marchés financiers a conduit à la théorie de l’efficience des marchés. §3- Les marchés de produits dérivés Ces instruments financiers tirent leur appellation des produits sous-jacents : actions obligations , indices boursiers, taux d’intérêt ect.. .dont dépendent leur valeur. L’importance prise par ce type de produits s’explique par l’essor des marchés financiers et la grande volatilité du prix des actifs qui en a résulté. Ces instruments constituent en effet le moyen trouvé pour se protéger des risques liés à cette volatilité. Constamment de nouveaux types de produits dérivés apparaissent mais ils résultent en général d’une combinaison nouvelle des caractéristiques des trois produits de base : les contrats à terme, les options et les swaps. A- Les contrats à terme B- Les options C- Les swaps Ce cours , nous l’espérons, vous aura sensibilisé à la profonde mutation du système financier français, à l’essor des marchés financiers qui se sont connectés constituant désormais un marché global fonctionnant à l’échelle de la planète. A partir de là il était tentant d’imputer à la globalisation financière la très forte instabilité des marchés qui a marqué les deux dernières décennies du XX ème siècle, jetant une ombre sur ses bienfaits, elle a notamment permis le développement rapide de certains pays non développés qui ont pu recueillir l’épargne des pays industrialisés. Mais peut-on réellement incriminer les dysfonctionnements des marchés financiers considérés par beaucoup d’économistes comme « le ventre mou » du capitalisme, dénoncer leur grande vulnérabilité aux spéculateurs, la sophistication croissante de leurs produits ou encore leur opacité ? Dans ce cours nous avons montré qu’il existe une autre cause possible : l’excès de création monétaire qui a lieu au cœur des marchés financiers et qui est initiée par des monopoles publics : les banques centrales ; Aussi doit-on envisager sérieusement, après celle des marchés financiers, la libéralisation du marché de la monnaie. |
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